Seigneur impitoyable, le roi d'Aragon préfère désavouer un amour que perdre sa couronne. Il redécouvre néanmoins son humanité à la mort d’Ermengarde, en apprenant que leur fille jadis condamnée, vit...
Charismatique, impulsif mais égocentrique, il agit d’abord et réfléchit ensuite. Les décisions d’un roi font autorité, il y est habitué, et le doute ne fait pas partie de son vocabulaire. Jusqu’à Ermengarde, les femmes n’ont toujours eu qu’un second rôle dans sa vie. Le trône vaut tout les trésors du monde à ses yeux, et il préfère désavouer l’amour que perdre sa couronne.
Cependant, il redécouvre son humanité avec la mort d’Ermengarde, dont il se sent responsable, et l’existence de sa fille. Miné par sa lâcheté passée, maladroit parce qu’empêtré dans ses devoirs de roi et un amour qu’il ne soupçonnait pas en lui, Aragon n’a plus les moyens d’assumer une famille qu’il a rejetée jadis.
La culpabilité est chez lui plus forte que l’amour. Si un mot devait le décrire, ce serait le déchirement. |