Féroce et calculateur, avide de pouvoirs et de richesses, l’évêque Baldit manipule les esprits. Avec Isabelle, il a trouvé son agneau du sacrifice, le moyen de mettre le Roi d'Aragon face à sa lâcheté passée. Et sa perversité ira jusqu’à se faire aimer de celle qu’il va détruire, pour en cueillir les fruits en toute impunité.
Il manipule les esprits et provoque les conflits pour son propre bien. Isabelle est son agneau du sacrifice. Quoiqu’il ait quelques sentiments affectueux pour elle, ceux-ci s’évanouissent face à sa convoitise, et sa perversité consiste surtout à se faire aimer de celle qu’il va détruire.
Depuis toujours il a suivi les intrigues du royaume, et la liaison d’Aragon et Ermengarde n’est pas un secret pour lui. Avec Isabelle, il a trouvé le moyen de les mettre face à leur lâcheté passée, face à leur culpabilité, pour en cueillir tous les fruits en toute impunité.
C’est une réelle jouissance pour lui que de mettre à l’épreuve ces gens soi-disant de bonne volonté. Il sait que le Bien et la vertu ne sont qu’une facette de la terreur, terreur des conséquences, des lois et de la justice, que le monde n’est somme toute qu’une plaisanterie de Dieu. Une bonne raison pour en profiter. |