C. LERENDU : L’idée de ce spectacle, elle vous vient d’où ?
GUILHEM : Cela faisait des années que je travaillais d’une part mes compositions en solo, et d’autre part sur des festivals Son & lumière avec l’Association de l’abbaye St Félix de Montceau, que restaure mon père avec passion depuis 36 ans à Gigean. J 'ai eu la conviction qu'il était possible d'allier nos deux passions...et me suis rendu compte à la lecture de nombreux ouvrages qu'il y avait là matière à raconter une très bonne histoire !
CR. : Vous n’aviez jamais envisagé de comédie musicale auparavant ?
G. : Ce n'était pas vraiment ma culture musicale. D'autre part, ce que nous faisons est différent. Ce qui m'a paru intéressant, c'était de raconter une véritable histoire, pourvue d'un véritable fil conducteur, qui plus est une histoire vraie, servie par des personnages pour la plupart authentiques !
CR. : «Isabelle et le Roi» s’adresse à quel genre de public ?

G. : A tous les publics, je pense. C'est à la fois un objet de divertissement, de culture régionale médiévale, et de réflexion spirituelle sur les Chemins de Saint Jacques de Compostelle, à travers un hymne appuyé au "Carpe diem", à la volonté de donner au jour le jour aux êtres que nous aimons.
CR. : Aviez-vous un message à faire passer à travers le combat de ces deux religieuses que tout oppose ?
G. : Je n’affirme rien, je pose juste des questions. J’en fais se poser aux gens. Ermengarde et Isabelle sont deux faces d’un seul visage. Piégés entre la résignation et l’envie d’être libre, d’avancer malgré la peur de l’inconnu, nous vivons dans l'inertie. Le combat entre ces deux femmes est celui que nous menons tous en nous-mêmes pour donner un sens à notre vie, et forcément, les deux parts ont tort...et raison !