Une belle fresque médiévale sur la religion et l’amour...
«Laissez-moi vous conter st Félix / Qu’on avait oubliée, associée à une éclipse / Une église écorchée qui renaît / Tel un phénix.» Séduit par la vague des comédies musicales, Guilhem Routier s’est laissé emporter par son désir de chanter l’histoire de Saint-Félix de Montceau. Pour rendre hommage à la lumière de l’abbaye gigeannaise qui a émerveillé son enfance, la partition du musicien traverse les siècles, mêle délicatement fiction et réalité, croise mélodieusement sons et styles... "Carpe diem" est la chanson phare, qui fait du fameux adage le thème porteur de l’événement musical. car pour le jeune auteur compositeur, le message de son œuvre est avant tout «philosophique et humaniste.».

Ce spectacle, qui sera joué pour la première fois dans le somptueux cadre abbatial les 15 et 16 juin prochains, est le fruit d’un travail monumental «Il faut avoir les épaules solides, concède volontiers Guilhem Routier. Je ne m’étais jamais lancé dans une telle aventure. Auparavant, je composais de façon solitaire. Là, j’étais entouré de chanteurs et d’une véritable équipe.» Une expérience solidaire qui débouche sur 35 titres, deux actes et 2h15 de spectacle, pour une tragédie où s’affrontent deux courants de pensées antagonistes. «J’ai souhaité, à travers ce divertissement rythmé de musiques contemporaines, opposer un esprit catholique pur et cistercien, à un esprit religieux et épicurien, explique l’auteur. Le spectateur est amené à se poser des questions sur la place de l’Eglise aujourd’hui. C’est un sujet qui m’intéresse. Mais je ne tranche pas, je ne fais que soulever des interrogations.»

Fille de croix contre fille de lumière, l’une tournée vers le ciel, l’autre vers la terre, leurs destins intimement liés se révèlent au fil des textes joliment ciselés. Les mots jaillissent sur des musiques alliant le classique au gospel, la variété à la valse... autant de couleurs vocales qui donnent à l’ensemble une dimension très chaleureuse, une vibrante densité...