Désabusée par sa jeune vie, elle s’est réfugiée dans la rigueur de la règle religieuse. Convaincue que l’isolement et l’austérité sont les seules défenses à dresser contre le mal, elle veut échapper à la souffrance en reniant les plaisirs du monde..
Ermengarde s’est réfugiée dans la rigueur de la règle religieuse. La peur de vivre à nouveau les déceptions et les souffrances qu’engendre le monde l’ont convaincue que l’isolement et l’austérité étaient les seules barrières qu’elle puisse dresser contre le mal.
Ce sont ces raisons qui lui rendent les idéaux d’Isabelle intolérables. L’amour de Dieu ne peut se placer pour elle au même niveau que l’amour des hommes. La chair et le corps ne sont que des pièges destinés à tester notre capacité à résister à la tentation, aux péchés et aux interdits. Ermengarde croit pouvoir échapper à la souffrance en reniant le plaisir. Mais Isabelle s’acharne à démonter ses convictions, et elle finit par douter d’elle-même, pour finalement accorder sa chance à sa fille.
La résignation n’est pas une fin en soi, il faut se battre pour gagner son paradis et ne pas faire comme elle : perdre espoir. C’est tout ce qu’elle souhaite à Isabelle avant de mourir...
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